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Le triangle d’exposition,

c’est la base !

La notion fondamentale en photographie

En photographie tout est une affaire de lumière : sans elle, pas de photo.  Apprendre la photographie, c’est dans un premier temps apprendre les bases comme le triangle d’exposition et les termes qui lui sont associés ainsi que  comprendre le fonctionnement de votre appareil photo.

Ce n’est certes pas l’étape la plus passionnante mais la sauter serait une grosse erreur dans votre parcours de découverte de la photographie. Appréhender les réglages de base de votre boitier et savoir les utiliser à bon escient est le meilleur moyen de comprendre vos erreurs, de vous adapter à toutes les situations de prises de vue et surtout de pouvoir dompter la lumière.

Vous vous libèrerez ainsi des modes automatiques et vous serez sur la voie de la réalisation des clichés que vous avez en tête.

Le fonctionnement de votre appareil photo

Première étape, sans doute une des plus cruciales : connaître le fonctionnement de son boitier photo.

Pas de panique, je vais faire simple sans rentrer dans des détails hyper techniques. Vous devez juste retenir qu’il existe trois composants qui vont influer sur la lumière entrant dans votre appareil et la transformer en image. Au moment où vous allez appuyer sur le déclencheur, la lumière va passer à travers :

  • Le diaphragme de l’objectif : Il s’apparente à la pupille de l’œil. En augmentant ou en diminuant son diamètre, celui-ci permet d’ajuster la quantité de lumière qui traverse l’objectif.
  • L’obturateur : C’est comme un petit rideau qui s’ouvre plus ou moins longtemps pour laisser passer une certaine quantité de lumière.
  • Le capteur : C’est grâce à ses cellules photosensibles appelées « photosites » que la lumière va être transformée en image.

L’exposition

L’exposition, c’est la quantité de lumière qui passe au travers de l’objectif et qui vient s’imprimer sur le capteur, ce qui fait varier le degré de luminosité d’une image. Sa valeur s’exprime en IL (indice de lumination) ou EV (exposure value). Le terme de STOP est aussi employé.

Quand une image manque de lumière, on dit qu’elle est sous-exposée. A l’inverse, une image qui comporterait trop de lumière, qui serait trop blanche, est dite surexposée.

Les boitiers photo proposent un système de mesure de la lumière, appelé posemètre. Vous le retrouverez dans le bas de votre visée ou sur l’écran de votre appareil photo. Il est symbolisé par une réglette telle que celle-ci :

Le posemètre interprète la quantité de lumière qui passe à travers l’objectif en prenant en compte la lumière réfléchie sur le sujet à photographier. Ce curseur vous indique si votre image est sous-exposée (curseur à gauche du 0), correctement exposée (curseur en général, proche, ou sur le 0), ou surexposée (curseur à droite du 0). Cette mesure n’est donnée qu’à titre indicatif, les mesures pouvant être inexactes si une trop forte présence de tons sombres ou de tons blancs se trouvent dans votre scène.

Contrôler l’exposition grâce au triangle d’exposition

Comme nous l’avons vu plus haut, pour modifier la quantité de lumière qui entre dans votre appareil et donc correctement exposer votre photo, vous allez devoir agir sur trois éléments. L’un ne va pas sens l’autre. Si vous modifiez l’un d’eux, vous devrez modifier les deux autres pour garantir une bonne exposition de votre cliché. Il est donc absolument nécessaire de comprendre la corrélation entre ces trois paramètres.

  • L’ouverture du diaphragme :

    L’ouverture s’exprime en f/, par exemple f/10. Vous avez certainement déjà vu cette inscription sur l’écran ou dans la visée de votre boitier. Cette valeur est le diamètre du diaphragme. Il modifie la quantité de lumière qui traverse l’objectif mais il impacte aussi la profondeur de champ, c’est-à-dire la zone de netteté de votre photo. Attention, il y a un petit piège dans l’inscription de cette valeur, cela manquerait de piquant sinon. Plus le chiffre qui suit le f/ est élevé, plus le diamètre du diaphragme est petit et à l’inverse, plus le chiffre est petit, plus le diaphragme est ouvert.

Exemple :

  • La vitesse d’obturation:

    Aussi appelée temps de pose, elle s’exprime en fraction de seconde (par exemple 1/1000) ou en seconde (par exemple 3 s). Cela correspond au temps durant lequel l’obturateur va rester ouvert pour laisser passer la lumière. Plus longtemps il restera ouvert, plus la lumière frappera votre capteur et inversement. Attention la vitesse est aussi impactée par le mouvement du sujet. Si vous utilisez un temps de pose trop long sur un sujet en mouvement, celui-ci sera flou.

  • La sensibilité iso:

    Aussi appelée iso, c’est la sensibilité du capteur à la lumière. Il sert à gérer artificiellement la perception de la lumière par le capteur.  Pour un même couple ouverture/vitesse d’obturation, une sensibilité iso plus élevée augmentera l’exposition du cliché. Cela peut être intéressant quand les conditions de lumière sont faibles. Mais attention, plus vous augmenterez les iso pour gagner en luminosité, plus votre boitier génèrera du bruit numérique en retour. C’est un vrai équilibre à trouver.                                                                                                                                           

Exemple :

Selon la gamme de votre appareil, il supportera plus ou moins cette montée en iso.

Voici comment se caractérise le triangle d’exposition :

triangle d'exposition

S’adapter à toutes les situations

  • En paysage :

Quand on réalise des photos de paysage, on cherche généralement à avoir la plus grande profondeur de champ possible afin que la zone de netteté de la photographie soit maximale. Pour cela, il vous faudra fermer votre diaphragme. En photographie de paysage, on utilise généralement une ouverture entre f/8 et f/11.

En fermant le diaphragme, vous laissez entrer moins de lumière à travers votre objectif. Pour corriger cela, vous devrez augmenter votre temps de pose ou vos iso. En augmentant votre temps de pose, passer un certain seuil vous risquez, si vous êtes à main levée, d’avoir du flou de bougé. Si cela vous arrive, vous devrez alors augmenter les    iso avec le risque évoqué précédemment, la « montée de bruit ».  Pour éviter cela, je vous conseille de vous servir d’un trépied. Celui-ci vous permettra d’être stable lors de votre prise de vue et donc de pouvoir utiliser une vitesse d’obturation lente sans avoir à monter en iso.

  • En portrait et en animalier :

Dans ces deux situations, on cherche à figer le mouvement du sujet. Pour éviter qu’il ne soit flou, vous devrez utiliser une vitesse d’obturation rapide. Pour compenser la perte de lumière, vous devrez alors ouvrir votre diaphragme, ce qui aura pour conséquence de réduire la profondeur de champ. C’est un effet bienvenu car en portrait ou en animalier, on cherche à détacher le sujet de l’arrière-plan. Si après cela, vous n’avez toujours pas assez de vitesse pour figer le sujet, vous devrez monter les iso.

  • La nuit :

En photographie nocturne, deux approches sont possibles. Dans les deux cas, vous devrez impérativement utiliser un trépied, pour ne pas avoir de flou de bougé, et une ouverture très grande, pour capturer le plus de lumière possible.

  1. – La première consiste à utiliser un iso assez haut pour minimiser le temps de pose. Cela vous permettra de ne pas avoir de flou s’il y a un sujet en mouvement dans la scène, avec le risque que cela comporte en termes de bruit.
  2. – La seconde, quant à elle, consiste à garder un iso assez bas ce qui aura pour conséquence d’augmenter le temps de pose et d’éviter une trop forte montée de bruit. Cette technique peut apporter des effets assez dynamiques à vos photos comme des filets de nuages. Cependant, vous l’aurez compris, elle ne convient pas si vous souhaitez figer un mouvement.

 

 

En conclusion

Tout cela peut paraitre complexe au premier abord mais la pratique est votre meilleure alliée pour assimiler ces bases. Il est primordial d’être à l’aise avec le triangle d’exposition pour vous épanouir en photographie, je vous invite donc à persévérer.

Si au terme de cet article vous avez encore des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre.

Vous souhaitez gagner du temps dans l’apprentissage de la photographie ?

Je propose un stage photo pour débutant dans lequel toutes ces notions sont abordées.

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