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Persévérance et patience

Ce que j’aime dans la pratique de la photographie, c’est que, comme dans la vie, la persévérance finit toujours par porter ses fruits.

En photo, nous sommes tributaires des conditions climatiques. Il arrive très souvent qu’au moment de notre prise de vue, la météo attendue ne soit pas au rendez-vous et que de ce fait nous n’obtenions pas le cliché escompté. Qui n’a pas déjà ragé de se lever très tôt et de faire beaucoup de route, pour rien ! Ce n’est pourtant que partie remise, cette sortie n’a pas été inutile. Elle vous a permis de vous familiariser avec le lieu, de perfectionner votre composition pour la prochaine fois et surtout de prendre un bon bol d’air. Je ne sais pas pour vous, mais moi cela me ressource d’être dehors.

Dans cet article, je vais vous montrer au travers de différents clichés et de leurs histoires, que si l’on sait être patient et persévérant, on finit par obtenir la photo de ses rêves. 

 

 

 

Tout vient à point à qui sait attendre !

 

Pour réaliser cette photo du sublime village médiéval de Cordes sur Ciel flottant au-dessus des nuages, j’ai dû me rendre sur place trois fois sur une période de trois ans. La présence de la brume baignant le village nécessite des conditions météorologiques bien particulières. Il faut que la journée précédente ait été chaude, que le jour même il n’y ait pas de vent, mais un taux d’humidité élevé et une journée ensoleillée. 

La première fois que je me suis rendu dans cette commune, aucune de ces conditions n’était au rendez-vous. Le ciel était complètement bouché et il faisait un froid atroce ! Même si rien ne permettait de faire la photo que j’avais en tête, cela m’a permis de découvrir le lieu et de voir quelle composition fonctionnerait le mieux. Ce spot photo se trouvant loin de mon domicile je n’avais pas eu la possibilité de faire un repérage en amont. Je vous conseille vivement, si vous en avez l’occasion, de venir sur place avant pour repérer les lieux.

Lors de ma deuxième venue, les conditions climatiques étaient identiques à celles de ma première tentative, le froid était cependant moins intense.

Pour ne pas connaître un troisième échec, nous avons pris le temps de comprendre la conjoncture des conditions conduisant à la formation de la brume. De nombreux sites spécialisés plus tard, nous nous sommes aperçus que la probabilité que le phénomène se produise le lendemain était forte. Sur la route, nos prévisions se sont avérées exactes, la brume était bien là ! Mais en se rapprochant du village, elle avait complètement disparu. Un peu fataliste, en croisant le panneau indiquant que Cordes sur Ciel était encore à 4,5km, je me souviens m’être dit « jamais deux sans trois ». Je vous laisse imaginer ma joie quand deux kilomètres plus loin la brume était de retour. J’allais enfin pouvoir faire la photo et le timelapse que j’avais en tête depuis tant d’années.

 

 

La persévérance est la clé de la réussite !

 

Pendant 4 ans presque à chaque orage, je me suis rendu au Força Réal, dans les Pyrénées Orientales. 4 ans à espérer capturer l’éclair qui viendrait frapper cette antenne, 4 ans de patience et de persévérance.

Finalement, la photographie n’est-elle pas l’art d’être au bon endroit au bon moment ?! 

 

Voie lactée depuis le sommet du pic du Canigou, Pyrénées-Orientales

La persévérance et la ténacité viennent à bout de tout !

Quand j’ai commencé à photographier la Voie lactée, une idée a vite germé dans mon esprit :  réussir à faire un time-lapse du centre de notre galaxie depuis le sommet sacré des Catalans. 

Cette idée a mûri à mesure que mes techniques de prise de vue en astrophotographie se sont affinées. 

 Un tel cliché se prépare. Un an avant, nous nous sommes rendus sur le pic en repérage. Visibilité de la voie lactée de ” Là-haut “, praticabilité du chemin la nuit, tout devait être pensé avec attention et minutie. Une fois le repérage validé, il nous a fallu fixer une date pour l’ultime ascension, celle qui verrait se réaliser ce cliché tant espéré. La nuit du 4 au 5 juin 2016 a été fixée des mois à l’avance. Tous les paramètres étaient au vert : absence de lune, température propice pour une nuit à plus de 2 700 mètres d’altitude, population touristique modérée au sommet. Seule inconnue, la météo.

Ce week-end-là, au moment de partir vers le refuge du Cortalet, elle était déplorable. Orage, pluie et grêle au programme. On nous a fermement déconseillé de tenter l’ascension, jugée trop dangereuse, mais la fascination était trop forte et nous nous sommes lancés malgré tout. Sans doute un peu d’inconscience nous animait alors, quand j’y repense avec du recul. Mais n’a-t-on pas besoin d’un peu de folie pour accomplir de grandes choses ?

Ne lâchez rien !

J’espère qu’au travers de cet article, je vous ai donné l’envie de vous accrocher aux photos qui vous tiennent à cœur.

Quoi que vous fassiez, la persévérance et la patience finissent toujours par payer. Et le jour où vous obtiendrez ce que vous souhaitez, la victoire n’en sera que meilleure !

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